Mont Blanc, Alpes, France
Contexte pétrographique et structural : Le Massif du Mont-Blanc est un massif cristallin externe des Alpes, constitué principalement de granites (granite du Mont-Blanc) mis en place lors de l'orogenèse hercynienne. C'est lors de l'orogenèse alpine, sous l'effet des contraintes tectoniques liées à la surrection de la chaîne, que ce socle rigide s'est fracturé, ouvrant un réseau de cavités d'extension appelées "fissures alpines" ou "fentes de tension". Circulations hydrothermales (fissures alpines) : Ces espaces ouverts ont été envahis par des fluides hydrothermaux (solutions aqueuses chaudes et sous pression). En circulant, ces fluides ont lessivé les éléments chimiques de la roche encaissante. Lors de la baisse de température et de pression, ces éléments ont reprécipité sur les parois des fissures pour former des cristaux d'une pureté exceptionnelle. Genèse du quartz fumé et de la chlorite : La teinte fumée du quartz résulte d'un processus post-cristallisation : l'irradiation naturelle émise sur des millions d'années par les éléments radioactifs (uranium, thorium) présents dans le granite environnant agit sur les traces d'aluminium contenues dans la structure du quartz. Quant à la chlorite (le minéral vert mousseux), elle précipite lors d'une phase spécifique du refroidissement hydrothermal, se déposant souvent en saupoudrage sur les faces des cristaux de quartz avant d'être parfois englobée si la croissance du quartz reprend.


